LIRE // Back to warehouse #4 : retour au hangar

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Il y a deux mois, Overdrive investissait Mix’art Myrys, résidence d’artistes autogérée basée dans le nord de Toulouse et issue d’un ancien squat du centre ville. Retour sur une nuit au rythme de la Techno.

 

Dès 18h30, les portes de l’ancien bâtiment industriel des Minimes s’ouvrent pour laisser entrer les premiers participants. L’ambiance est encore bon enfant et permet aux visiteurs de découvrir les installations des acteurs évoluant au sein de la communauté artistique libre emblématique de la Ville Rose. Une première exposition, dès l’entrée, permet de découvrir des fresques colorées aux motifs géométriques ainsi que des sculptures en trois dimensions rappelant les visuels des anciennes Friday Circus organisées par Overdrive il y a quelques années. Miss JenA, MASSA, artistes indépendantes, et Alice du collectif Fuusi venues exposer dans un espace qui leur est réservé, présentent aussi leurs oeuvres à côté, dans un espace chill appelé la bulle. Celui-ci est également investi par Korzeame, une association de réduction des risques offrant des informations clés sur le contexte festif et ses dérives tout en distribuant du matériel de prévention des risques. Au détour d’une allée, on tombe sur Elie et ses robots cyber-punks totalement dans l’esprit de la soirée.

 

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Vers 20 heures, deux performances originales lancent les hostilités avec d’un côté le live de Gear Syndrom, duo équipé de machines à n’en plus comprendre la complexité et de l’autre Sous Nos Yeux avec Danse avec les drones. Au début, on profite de sons ambient qui agrémentent le show d’une danseuse tout de blanc vêtue et qui joue entre les mouvements de son corps et de ceux de deux petits drones télécommandés. Petit à petit, la caméra d’un UAV nous permet aussi de voir la scène sous l’angle de vision de la machine, alors que l’artiste bouge de plus en plus rapidement jusqu’à un combat virtuel entre ses sauts et les brusques virages du drone. 15 minutes plus tard, la scène se termine et le live devient alors plus agressif, avec un BPM caractéristique qui laisse présager le début de la rave…

 

Celle-ci ouvre ses portes à 21h30, pour un concept attendu mais désormais trop peu représenté : 8h30 de set non stop, comprenez sans coupure entre chaque DJ pour que l’histoire racontée comporte des chapitres plutôt que des épisodes… Les djs invités, quant à eux, ne sont pas dévoilés jusqu’au dernier moment : le public ne les découvrira donc que lorsqu’ils commenceront à jouer, devant un mapping sur plusieurs écrans créé par MYF. Et ça fonctionne du tonnerre : en quelques heures, la queue pour arriver à Mix’Art Myrys grandit sans s'arrêter et finit par atteindre le Boulevard de Suisse à 200 mètres de là. Le succès de la soirée est tel que les participants se relaieront tout au long de la nuit jusqu’à fermeture des portes. Chacun pouvant donner ce qu’il souhaite à l’entrée sous forme de participation libre et nécessaire.

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Pour commencer, Debi (résident d’Overdrive) au warm-up avec des grooves House niveau 3 ou 4 100% vinyles. Viennent ensuite Mentary et Supernova, amis de longue date, gonflant un peu plus l’énergie des danseurs avant de laisser la place à Private Press pour une de leurs premières dates en France. Deux jeunes polonais ayant fait leurs débuts dans une Boiler Room passée quasiment inaperçue quelques mois plus tôt, et avec qui la salle ne désemplira pas. Pour terminer, Green Tecker (résident d’Overdrive), avec plus de 20 ans d’expérience, clôt l’événement en début de matinée, toujours sur galettes et avec un track d’anthologie à écouter ci-dessous. 
 

 


 

Publié le : 07/02/2020

 

 

Valentin, rédacteur YourDJ

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Toulouse 
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