LIRE // Soirée Drumcode @ Warehouse

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Nous aurions pu nous attendre à une nuit plus froide en ce 13 décembre. Le reste de la file d’attente subit un léger crachin avant de pénétrer le Warehouse dans une atmosphère assurément plus chaude. Je dis le « reste » car il est déjà 1h30 du matin. Première fois que je vais en club aussi tard. En toute honnêteté, ça m’embête un peu. J’ai loupé le warm-up de Quentin Schneider. Il a l’habitude de coller aux styles de ses invités et l’entendre durant cette soirée Drumcode représentait une curiosité pour mes oreilles et moi. Dommage.

Drumcode donc… Ce n’est pas rien. De surcroît, à Nantes. Comme le dit le club sur l’un de ces derniers post facebook, « Nantes est l’une des villes centrales de la techno en France ». Avec une fois de plus une affiche de prestige, on ne peut pas leur donner tort. Au programme ce soir-là, Timmo, Enrico Sangiuliano et le boss du label Adam Beyer.

Le public est divers, plutôt jeune et la salle est quasiment remplie. J’étais impatient d’entendre le système son du Warehouse avec la puissance sonore des morceaux de Drumcode. L’installation répond présente et se place avec celle du Macadam comme la  meilleure (concernant les clubs) de la ville de Nantes. L’installation visuelle également est au rendez-vous. J’ai même quelquefois l’impression d’être dans une sorte de mini Timewarp en voyant ses spots se dandiner sur cette sonorité typique.

Moi et mes deux acolytes assistons donc à la deuxième partie du set de Timmo. Très content de le voir enfin en chair et en os. Il fait partie de ces artistes avec son titre Canvas (entendu pour la première fois à la deuxième édition du Weather Festival) qui ont façonné la base de ma culture techno. Son set est percutant et répond tout à fait aux codes du célèbre label allemand : Gros kicks, drops et mélodies courtes. Il profite de la déjà grosse ambiance pour passer ses titres Black Moon et Acid Circus. Ses transitions sont courtes, mais intéressantes. Son set est linéaire dans le bon sens du terme. Grâce à cela, on rentre vite dans l’atmosphère de la soirée. Le monsieur à l’air de passer un bon moment et le public aussi.

Tracks additionnelles : Timmo – Connect / Jay Lumen – Planet III

C’est au tour d’Enrico Sangiuliano. Là aussi, je suis curieux de l’écouter en peaktime. La seule fois où j’ai pu observer ce dj ce fût à Awakenings, il y a deux ans, en début de journée. Ce soir, l’horaire est tout autre et l’ambiance également. La salle est pleine d’ailleurs à ce moment-ci. L’intro est sérieuse. On rentre vraiment dans le vif du sujet. Le public est plus à l’écoute, plus concentré et en l’espace de quelques minutes l’atmosphère devient celle d’un festival en warehouse. Les sonorités sont toujours celles de Drumcode, mais avec de la mélodie en plus, en atteste ce morceau : Mattia Saviolo - Twilight of the Idols. Grâce à ces moments planants, le public, mes amis et moi-même rentrons davantage dans un état second. Les nappes touchent nos esprits. Son set de deux heures est très bien géré. C’est agréable de voir un artiste prendre au sérieux n’importe quelle date. Il crée ce supplément d’âme permettant à tous (au vu des visages et des corps) d’oublier le froid, la période d’examen et la semaine de travail… Il joue son remix du célèbre titre de CJ Bolland : Camargue. Il se permet même un morceau breaké en fin de set. Tellement bien emmené. Ce fût une grosse prestation.

Tracks additionnelles : Thomas Schumacher – Feist / Enrico Sangiuliano – Symbiosis / Enrico Sangiuliano – Multicellular /  Enrico Sangiuliano – Hidden T / SAMA - Into the Ether /  Enrico Sangiuliano – Astral Projection / Ryan McKay - Overclock X / HI-LO - Poseidon

4h30. Adam Beyer commence son set avec une intro simple mais terriblement efficace. Il cherche directement à nous emmener ailleurs. La grosse ambiance laissée par Enrico Sangiuliano est loin de l’effrayer. Et, il réussit sa prestation. Son set est plus répétitif, plus mental et le public rentre largement dans son jeu. Avec le morceau de MNLR – Infiltrate, il met définitivement la foule dans sa poche. A l’approche de la fin, il passe Noir de Psychosis pour presque terminer sa prestation d’une bien belle manière.

La soirée se termine. Une nuit réussie pour le Warehouse. Encore. La puissance des kicks des artistes résonneront encore quelques heures entre les murs du club…

Publié le 17/12/19

 
Fabien, rédacteur YourDJ

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Nantes 
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